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Lecture au cycle 2 : aides à l’organisation

Le 30 août 2006
  • Emploi du temps
  • Les formes de travail
  • La différenciation

  • Emploi du temps

    Les horaires
    entre 9 et 10 heures par semaine
    2 h 30 de lecture écriture à répartir sur l’ensemble des disciplines par jour
    Quelques principes
    • prise en compte du temps d’attention des élèves pour déterminer
      la durée des séances : maximum 20 à 25 minutes
    • nombre de séances par jour : 3 ou 4 selon la période de
      l’année
    • répartition sur l’ensemble de la journée
      → alternance des différents domaines d’apprentissage
    • évolution de l’emploi du temps dans l’année selon les périodes
    Quelques exemples :
    • un exemple d’emploi du temps de CP au premier trimestre (format PDF
      pour impression, format MS Word pour modification)
    • un exemple d’emploi du temps de CP-CE1 au premier trimestre <span
      class="noprint">(format PDF pour impression, format MS Excel pour modification)
    • un exemple d’emploi du temps de cycle 2, GS-CP-CE1 (format
      PDF
      pour impression, format MS Excel pour modification)

    Les formes de travail

    Dans les remontées de terrain, on entend souvent que les
    enfants sont inattentifs, manquent de motivation, décrochent en fin de
    séance.

    Peut-être, au delà de la segmentation des séances, faut-il
    également réfléchir à la variété des formes de travail.

    Voir Lire au CP (1), pages 10 et 11.

    Différentes possibilités pour optimiser la présence de l’enseignant pour une meilleure efficacité

    1. travail collectif en grand groupe particulièrement adapté pour :
      • découverte d’un texte nouveau
      • chasse aux mots pour l’étude d’un phonème
      • dictée de syllabes
      • jeux oraux de langage (frappés de syllabes, recherche de rimes,
        comptines)
      • ...
    2. travail en demi classe particulièrement adapté pour :
      • approfondir (exemple travail sur l’implicite)
      • étudier un autre texte avec les élèves non lecteurs sur les
        périodes 3 ou 4
      • travail sur les structures de langue
      • faciliter la prise de parole
      • solliciter des élèves peu actifs en grand groupe
    3. travail en ateliers particulièrement adapté pour :
      • augmentation de l’autonomie
      • aide à des élèves en difficultés sous forme de soutien a
        posteriori
      • aide à des élèves en difficultés en anticipation avant la
        découverte d’un texte
      • avantage relationnel :
        • permet à l’enseignant d’avoir une meilleure connaissance de
          l’élève
        • permet à l’enfant de prendre confiance en ses possibilités
      • permet d’identifier les difficultés et les potentialités masquées
        par le grand groupe
      • meilleure prise de parole
      • solliciter des élèves peu actifs en grand groupe
      • dictée à l’adulte
      • production d’écrits
    4. travail en groupe particulièrement adapté pour :
      • faciliter les échanges, les interactions entre élèves
      • faciliter la prise de parole d’un groupe par rapport au reste de la
        classe
      • travailler sur des supports différents
      • permettre aux enfants de s’organiser entre eux

    En maternelle, les élèves ont l’habitude de travailler en
    ateliers, pourquoi ne pas poursuivre cette forme de travail en
    élémentaire ?

    ATELIER : Quatre ou cinq types d’activités différentes
    (ayant chacune un objectif), sont prévus avec un roulement. Au sein d’un
    atelier, chaque enfant réalise un travail individuel. L’enseignant prend un
    charge un atelier sur un travail spécifique avec un faible effectif.

    GROUPE : Au sein d’un groupe, les élèves réalisent un
    travail commun. Les groupes peuvent porter sur des types d’activités
    différentes ou sur des activités semblables.

    Consulter la brochure Lire au CP (2), page 29, pour des précisions sur la constitution des groupes (homogénéité, hétérogénéité).

    La différenciation

    Quelques principes de base
    • conserver en début d’année le groupe classe suffisamment
      longtemps pour garder une dynamique (élèves moteurs, appui sur les
      interactions)
    • danger de stigmatiser certains élèves en cloisonnant de manière
      permanente les groupes ; en regroupant spatialement, de manière
      permanente, les élèves en difficultés
    • importance d’anticiper les difficultés, plutôt que d’attendre que
      l’enfant soit « noyé »
    Des axes pour différencier
    • les formes de travail
    • les situations d’apprentissage
    • les supports (textes, exercices, jeux, manipulations)
    • l’anticipation (voir Lire au CP (2), page 29, paragraphe « étayage pédagogique »)
    • la remédiation
    Quelques exemples de préparation en petits groupes d’un travail collectif